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Lis Zabelle chronique...

On parle souvent de l'enchantement des livres. On ne dit pas assez qu'il est double. Il y a l'enchantement de les lire et il y a celui d'en parler (Amin Maalouf).

OU VIVAIENT LES GENS HEUREUX de Joyce MAYNARD

OU VIVAIENT LES GENS HEUREUX  de Joyce MAYNARD
OU VIVAIENT LES GENS HEUREUX  de Joyce MAYNARD
OU VIVAIENT LES GENS HEUREUX  de Joyce MAYNARD

« L'espoir est le seul refuge de l’instinct maternel » (Olivier Goldsmith)

Joyce MAYNARD plante le décor, « essence- ciel » ; c’est là où tout commence, une ferme.

La Ferme, ancrée dans un environnement solaire, un endroit magique, un peu en dehors du temps en communion totale avec la faune et la flore, serti de valeurs simples mais inestimables.

Puis les personnages : un homme et une femme.

Cam et Eleanor qui décident de marcher à deux avec l’envie commune et fulgurante de donner la vie et fonder une belle et grande famille.

Leurs souhaits se voient rapidement exaucés et trois beaux bébés voient le jour. Cam est comblé et Eleonor vit un rêve éveillé. Profondément maternelle, hypnotisée par le bien-être de ses petits lutins, comme pour combler le manque affectif qui la hante encore, les années vont filer, installés dans le cocon chaleureux qu’ils ont su créer.
Au rythme des saisons,  faites de hauts plus que de bas, de petits grains de sable  qui salissent et ternissent les jours, arrive l’impensable et impardonnable accident qui voit leurs vies  bouleversées. Eleonor reste ancrée  dans sa bulle d’amour maternel fusionnel jusqu’à en tomber dans l’oubli de soi et de l’autre. L’autre qui , au fil des mois, tente des rapprochements, ne sait comment se faire pardonner, s’accroche, persévère en faisant preuve de maladresses de plus en plus souvent et  qui finit par poser son regard ailleurs, inévitablement. Des caractères opposés se dévoilent et s’affirment, les manquements se font de plus en plus présents et les vieux démons tourmentants s’invitent imanquablement. Du trop au pas assez, où placer le curseur pour que tout puisse s’accorder sans écueils ? 

Dans son roman «OU VIVAIENT LES GENS HEUREUX »,  Joyce MAYNARD brosse avec virtuosité, le portrait d’une femme, d’une famille américaine sur plusieurs décennies.

Elle décortique et colore 100 chapitres, cent petites et grandes scènes d’une vie où se mêlent beauté des sentiments, Amour de la nature, bonheur intense, valeurs, partages, générosité mais où s’immiscent aussi malheurs, oubli, désamour, abandons, promesse tenue lourde de conséquences, incompréhensions, ressentiments, doutes, luttes intérieures, solitude, blessures, silences, effacements et pour finir acceptations, résignation, indulgence et résilience…..la Vie en somme.

Joyce MAYNARD nous offre une très belle histoire, un chemin de vie bouleversant et captivant peuplé de BONhommes-bouchons aux âmes cabosséescomme elle aime à les surnommer, qui parfois explosent, résistent, blessent mais avancent, grandissent et « par-donnent » aussi.
C’est brillant, « mère-veilleux », profond, subtil, juste et serti d’une jolie bande son qui donne une envie furieuse de ressortir tout plein de vieux vinyles.

Liszabellechronique – Janvier 2022

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